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Le burn-out n’est pas encore reconnu à part entière comme un trouble distinct par le DSM-5 qui est l’outil diagnostic reconnu et utilisé par les professionnels de la santé. Mais de plus en plus de recherches tendent à démontrer que le burn- out provoquerait de véritables lésions neurologiques.

Le burn-out, serait-il uniquement une question d’émotions? De plus en plus de recherches nous disent que non. Il semble que le burn-out aurait des conséquences directes sur notre cerveau et notre corps. Un article publié récemment sur les liens entre le burn-out et le cerveau dans la revue Observer apporte un éclairage intéressant.

  • Le burn-out serait l’accumulation de centaines, voire de milliers de manifestations de stress chronique, qui, seraient difficilement identifiables et souvent banalisées.
  • Il serait faux de penser que le burn-out n’est qu’une réponse émotionnelle aux contraintes subites ou provoquées par la personne. Le burn-out toucherait aussi la physiologie du cerveau et le système endocrinien. Il pourrait même engendrer des désordres neurologiques chez les individus atteints par ce syndrome.
  • Ces personnes verraient aussi leur système endocrinien altéré, puisque soumis à un stress chronique, le système endocrinien aurait des difficultés à revenir à son état normal. En effet, l’exposition au stress de façon prolongée entraînerait une surproduction de cortisol, suivi d’une diminution drastique de cortisol amenant ainsi une situation de stress encore plus aiguë pour l’individu et donc, plus difficile à surmonter.
  • Ainsi, les personnes en état de burn-out auraient beaucoup plus de difficultés à contrôler leurs émotions négatives que les personnes présentant une bonne santé mentale.
  • Par ailleurs, chez les personnes souffrant du burn-out, l’amygdale, une structure du cerveau où se logent les émotions, occuperait une zone plus importante.
  • Les effets se feraient aussi sentir au niveau du cortex préfrontal, une structure du cerveau impliquée dans les fonctions exécutives (processus impliqués lors de la prise de décision), qui, à la suite d’un burn-out, aurait moins de liaisons neurologiques avec l’amygdale, ce qui expliquerait la difficulté chez les personnes en burn-out à contrôler leurs émotions. Autrement dit, ce ne serait pas uniquement le fonctionnement du cerveau qui serait altéré, mais les structures neurologiques même.
  • Le burn-out laisserait donc sa signature dans les structures neurologiques du cerveau, ce qui pourrait expliquer le besoin d’une période plus longue pour se rétablir.
  • Se rétablir à la suite d’un burn-out ne serait donc pas uniquement une question de volonté, il faudrait du temps pour réparer cette lésion. Dire à ces gens de se prendre en main, de voir la vie en rose et de profiter de tout l’amour autour d’eux est parfois un défi insurmontable, non pas parce qu’ils n’en ont pas la volonté, mais parce que le cerveau se répare à son rythme et non au rythme de ceux qui veulent tant aider.

La littérature scientifique accumule les évidences des effets du burn-out sur le cerveau. Il est donc essentiel d’être attentifs aux premiers signes et ne pas amoindrir les symptômes vécus chez ces individus, mais plutôt leur offrir l’aide et les outils qui leur permettront de surmonter cette difficulté. En effet, connaissant les impacts associés au burn-out, il est préférable de miser sur une approche préventive plutôt que d’avoir à réparer les lésions associées au burn-out.

Lueur d’espoir, de nouvelles études commencent à démontrer qu’il est possible, suite à un épisode de burn-out, de revenir à son état normal.

Merci à Catherine Couturier pour ses commentaires
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